Saint-Rome-de-Tarn : quand les pierres gardent la mémoire des joueurs de boules

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Chaque été, nombreux sont ceux – habitants ou visiteurs – qui profitent de la saison estivale pour se documenter, échanger, interroger les anciens, à la recherche du petit détail capable d’éclairer ou de raviver la mémoire du passé. À Saint-Rome-de-Tarn, comme dans les villages alentour, ces rencontres foisonnent d’anecdotes savoureuses, permettant de mieux comprendre et apprécier l’histoire locale, sur cette terre qui fut celle de Mgr Affre.

Ainsi, lors du vide-greniers du 15 août, une curieuse énigme a resurgi : ces deux empreintes arrondies, parfaitement incrustées dans la pierre, en haut de la rambarde gauche des escaliers qui mènent à la première cour de récréation de l’école publique. Deux demi-sphères d’environ cinq centimètres de diamètre, patiemment creusées au fil des années… Mais par qui ?

Faut-il y voir l’œuvre d’un écolier rêveur et habile de ses mains, que l’instituteur préférait occuper dehors plutôt que dans la salle de classe ? Ou bien le geste appliqué d’un sportif passionné de pétanque, qui aurait pris ses habitudes en ce lieu à l’occasion des nombreux concours organisés au village ?

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Car les souvenirs abondent encore : ceux des parties enflammées des triplettes d’Henri, Roger, Auguste ou Louis – surnommés « Coucou », « Collègue » et bien d’autres –, qui animaient les fins d’après-midi avant le goûter ou l’apéritif dans l’un des six cafés du village.

Alors, ces fameuses empreintes ? La légende veut qu’en attendant son tour pour rejoindre le rond, un joueur ait pris l’habitude de poser ses deux boules sur la rambarde. Pour éviter qu’elles ne roulent et tombent, il aurait façonné au fil des coups un étui sur mesure, creusé directement dans la pierre. Depuis, ces marques intriguent et racontent à leur manière un pan de la vie d’antan.