Carte ancienne : la première officine à Saint-Rome-de-Tarn ?

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Pendant dix ans, à partir du 8 juin 1976, elle fut la pharmacienne du village, installée alors rue du Château, dans les anciens locaux de l’atelier de couture des gants Aldebert. Un logement exigu qu’elle quitta en 1981 pour s’établir au n° 3 de l’avenue Affre, près du pont d’Albinet.

En 1986, elle vend son officine et devient praticienne hospitalière au Centre hospitalier Émile-Borel de Saint-Affrique, où elle exercera jusqu’à sa retraite, dans la patrie de Mgr Affre.

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Devenue veuve en 2023, elle s’installe rue de la Renaissance, au cœur du village. C’est là que les anciens propriétaires de sa nouvelle maison lui remettent un petit carnet intitulé « Dépenses 1875/1884 ». Au fil des pages de cette comptabilité méticuleuse, un mot attire son attention : « sangsue ». Étonnant ! Seul un pharmacien, pense-t-elle, pouvait en acheter à cette époque. Aurait-elle emménagé dans l’ancienne maison d’un apothicaire ?

Intriguée, la présidente honoraire du Païssel Saint-Romain se lance alors dans une véritable enquête historique. Elle multiplie les recherches aux Archives départementales, aux Archives diocésaines et à la Société des Lettres, Sciences et Arts de l’Aveyron. Le fruit de ces investigations a donné lieu à une publication en trois volets dans la série « Les Cahiers de Mireille », retraçant la vie de Jean-Joseph Bonnefis, une prescription médicale datée de 1864 et une documentation sur les pots de pharmacie.

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L’ouvrage, imprimé par Maury S.A.S. à Millau, est disponible en librairie (Caumes à Millau, Bastide à Saint-Affrique, Maison du Livre à Rodez), au village (à l’épicerie et à l’Office de tourisme) ou par correspondance (15 € + 5 € de port). Contact : mireillegalzin@orange.fr.

À noter également qu’elle a publié un article intitulé « Histoire et richesse de notre Rouergue dans le Paris des XIXe et XXe siècles » dans la revue Murmures de notre terre, éditée par l’association Les Amis d’Eugène Viala et du Lévézou de Salles-Curan. Enfin, elle vient d’achever l’étude d’un acte notarié daté de 1559 portant sur l’hôpital du village. De quoi nourrir, peut-être, un nouveau Cahier de Mireille