La Fédération des Chasseurs de l’Aveyron réagit à la décision, reconduite cette année, de ne pas autoriser la période complémentaire de déterrage du blaireau dans le département. Elle estime que les mobilisations sur les réseaux sociaux ont joué un rôle déterminant dans ce choix.
Selon l’organisation, une minorité d’internautes mobilisés en ligne, via pétitions et envois massifs de courriels, aurait contribué à infléchir la décision administrative, indépendamment, selon elle, de la connaissance du terrain ou du contexte local.
Des autorisations de destruction en forte hausse
La Fédération souligne que, parallèlement à cette absence de période complémentaire, la préfecture de l’Aveyron a délivré cette année un nombre « historique » d’autorisations de destruction de blaireaux, que ce soit par tir ou par piégeage.
Elle estime paradoxal de limiter les interventions des chasseurs tout en augmentant les autorisations administratives permettant la destruction de l’espèce, alors même que les dégâts signalés, notamment agricoles, continueraient de progresser.
Un appel à mieux documenter les dégâts
Face à cette situation, la Fédération appelle les usagers du territoire à signaler les dommages causés par la faune sauvage, et particulièrement par le blaireau, le renard, la fouine, la martre ou encore la corneille.
Des fiches de déclaration sont disponibles en téléchargement sur son site internet. L’application « Vigifaune » peut également être utilisée pour transmettre ces informations plus rapidement.
