Les Saint-Romains prennent en effet le match par le bon bout. Bien en place et entreprenants, ils ouvrent rapidement le score grâce à Jérémy Bellus, concrétisant une domination initiale logique. Tout semble alors réuni pour lancer parfaitement cette rencontre de coupe.
Mais le tournant du match intervient à la 20e minute. Lancé en profondeur, le même Jérémy Bellus est fauché à l’entrée de la surface par le gardien local, en position de dernier défenseur. L’arbitre n’hésite pas et sort le carton rouge. Une supériorité numérique qui aurait dû permettre à l’ASR de gérer plus sereinement la suite des débats.
Il n’en sera rien. Les visiteurs se précipitent, cherchant à faire le break trop rapidement, et laissent Manhac reprendre confiance. Malgré leur infériorité numérique, les locaux égalisent sur une action litigieuse : une faute initialement commise en dehors de la surface est finalement sanctionnée d’un penalty après concertation avec l’arbitre de touche… de Manhac. Le tir est transformé et les deux équipes rentrent aux vestiaires dos à dos (1-1).
La seconde période est plus hachée et pauvre techniquement, la faute notamment à un terrain dans un état très dégradé, rendant le jeu difficile pour les deux formations. Contre le cours du jeu, Manhac parvient à prendre l’avantage à la 70e minute sur un contre bien mené, conclu par une frappe croisée imparable.
Les vingt dernières minutes sont clairement à l’avantage de l’ASR, qui pousse pour revenir au score. Une frappe sur la barre transversale, deux ou trois parades décisives du gardien remplaçant local, et beaucoup d’abnégation ne suffiront toutefois pas à faire basculer la rencontre.
Manhac se qualifie donc au terme d’un match engagé et disputé. Une élimination rageante pour Saint-Romain, qui voit l’un de ses objectifs de la saison s’envoler. Une défaite presque logique au regard de l’état d’esprit et de l’implication affichés par les locaux, supérieurs dans ces domaines.
Désormais, l’ASR devra se recentrer pleinement sur le championnat, seul rendez-vous restant pour la seconde partie de saison, avec un enjeu clair : retrouver une implication collective à la hauteur des ambitions du groupe.
