Dans le cadre de sa politique de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), Enedis s’est engagée à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Pour répondre aux enjeux climatiques, le gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité déploie des solutions à faible empreinte carbone, notamment à travers la réalisation de chantiers dits « durables ».
Un enjeu de taille, puisque près de 30 % de l’empreinte carbone d’Enedis est liée aux chantiers d’investissement sur le réseau électrique : extensions, raccordements, renouvellements ou encore modernisations.
Une dynamique engagée en Occitanie
En 2023, Enedis a expérimenté son premier chantier bas carbone en Occitanie, en Aveyron, sur la commune de Sainte-Radegonde. Une expérimentation concluante qui a conduit à une montée en puissance du dispositif. En 2024, 170 chantiers bas carbone ont ainsi été réalisés en Occitanie, sur un total de 1 100 à l’échelle nationale.
Depuis le début de l’année 2025, 267 chantiers bas carbone ont déjà été menés dans la région, dont 55 en Nord Midi-Pyrénées (Tarn, Tarn-et-Garonne, Lot, Aveyron et Lozère).
8,4 tonnes de terres excavées réemployées
En Aveyron, le dernier chantier bas carbone de l’année a été conduit sur la commune de Balaguier-sur-Rance, à l’occasion du raccordement d’un producteur photovoltaïque. Les travaux ont nécessité le creusement d’une tranchée de 250 mètres, afin de créer un nouveau réseau basse tension destiné à l’alimentation de cette installation.
Le chantier a été confié à l’entreprise SDEL Rouergue, dotée des équipements spécifiques requis pour ce type d’intervention à faible impact environnemental.
« En collaborant étroitement avec nos partenaires, nous pouvons réduire de manière significative l’impact environnemental de nos interventions », souligne Gérald Bonnard, directeur territorial d’Enedis Aveyron.
Le réemploi des terres, clé du chantier bas carbone
L’innovation majeure de ces chantiers réside dans le réemploi sur site des terres excavées. À Balaguier-sur-Rance, 8,4 tonnes de déblais ont ainsi été réutilisées directement sur place. Une démarche qui permet d’éviter de nombreux trajets de camions liés à l’évacuation des terres et à l’acheminement de matériaux neufs issus de carrières.
Résultat : une économie de ressources naturelles, une réduction des nuisances pour les riverains et une baisse significative des émissions de gaz à effet de serre. Un chantier est qualifié de « bas carbone » lorsque plus de la moitié des terres excavées sont réemployées sur site. Par rapport à un chantier traditionnel, cette méthode permet en moyenne de réduire de 60 % les émissions de carbone.