À la suite des fortes précipitations pluvieuses et neigeuses de ces derniers jours, les niveaux des cours d’eau connaissent d’importantes hausses, entraînant débordements et résurgences spectaculaires. À Saint-Rome-de-Tarn, le ruisseau du Lévéjac, qui alimente en eau potable le village avant de le traverser, offre ainsi un spectacle peu commun.
Le long de ses quatre cascades – la chute dite de la Filature, puis celles du Moulin de Lenne, de Bourran et enfin des Baumes – le ruisseau révèle une vigueur retrouvée. Autant de scènes saisissantes qui ravissent les amateurs de belles images et de paysages hivernaux.
Ce ruisseau aux multiples atouts, notamment une forte teneur en calcaire, présente en effet plusieurs particularités hydrogéologiques. Il prend sa source sous terre, sur le tènement de Labespic, à proximité du dolmen de Tiergues, à 570 mètres d’altitude. Il entame alors un premier parcours souterrain avant de réapparaître au lieu-dit Les Douze, au pont du chemin de Taurin.
C’est à cet endroit qu’il est rejoint par le ru des Estrades, un petit affluent issu du Puech Coulon, dans le ravin des Estrades, à une altitude comparable. Lui aussi suit habituellement un trajet souterrain. Mais lors de fortes pluies, ce ru achève sa course à visage découvert, surgissant dans les prés avant sa jonction avec le Lévéjac : un étonnant débordement « hors sol » qui ne manque pas d’intriguer.
Réunis, les deux cours d’eau creusent leur lit dans le creux de la vallée de Saint-Féréols, irriguent terres agricoles et sites environnants, traversent la patrie de Mgr Affre, avant de se jeter quelque 135 mètres plus en aval dans la rivière Tarn.
