Alors que la dermatose nodulaire contagieuse progresse dans plusieurs régions françaises, l’Aveyron reste pour l’instant épargné. Pour éviter toute introduction de la maladie dans le département, les services de l’État ont intensifié les contrôles sanitaires ces dernières semaines.
La dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC), maladie virale hautement contagieuse, continue de préoccuper le monde agricole. Apparue en juin dernier en Savoie, l’épizootie touche désormais le Sud-Ouest de la France. À ce jour, aucun cas n’a toutefois été détecté en Aveyron.
Pour préserver les troupeaux aveyronnais, la préfète du département a demandé une mobilisation renforcée des services de l’État. Objectif : s’assurer du strict respect des mesures sanitaires, en particulier celles encadrant les mouvements de bovins entre départements.
Contrôles renforcés sur les routes et dans les marchés
Depuis plusieurs semaines, des contrôles ciblés sont menés sur les axes routiers et dans les marchés aux bestiaux. Ils portent à la fois sur les documents de transport, le respect des zonages sanitaires et les règles de biosécurité, notamment le nettoyage et la désinfection des véhicules transportant des bovins.
En décembre, 289 contrôles ont ainsi été réalisés par les services de l’État. Six infractions ont donné lieu à des verbalisations. Les autorités précisent que ces vérifications tiennent compte de l’ensemble des zonages en vigueur en Occitanie, y compris les nouvelles zones de vaccination mises en place récemment dans les départements limitrophes. Depuis ces zones, les mouvements de bovins vers l’Aveyron sont interdits, à l’exception des transports à destination des abattoirs.
Une vigilance collective indispensable
La préfecture rappelle que la lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse repose sur la responsabilité de tous les acteurs de la filière : éleveurs, transporteurs, négociants et organisations professionnelles. La mise en œuvre rigoureuse des mesures de biosécurité, lors de l’introduction de nouveaux animaux, pendant les transports ou dans les lieux de rassemblement, est jugée essentielle.
Les conséquences d’une introduction de la maladie seraient lourdes pour les exploitations touchées et, plus largement, pour l’ensemble de la filière bovine. Les services de l’État appellent donc à maintenir une vigilance collective afin de protéger durablement l’élevage aveyronnais.