Quand Éole se déchaîne à Saint-Rome-de-Tarn : arbres à terre le long du Lévejac

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Les premiers jours de janvier 2026 s’inscrivent dans une saison hivernale pour le moins chaotique. Le mercure joue au yo-yo sur les thermomètres tandis que, au fil des bulletins météorologiques, se succèdent les alertes liées aux vents tourbillonnants et violents qui frappent plusieurs régions.

Localement, la vallée de Saint-Féréols, où serpente le Lévejac, a elle aussi été touchée. Ce ruisseau peu profond, large en moyenne de deux mètres et long d’environ huit kilomètres, prend sa source au lieu-dit Les Douze. Tout au long de son cours, de nombreux arbres ont subi la colère d’Éole, maître et régisseur des vents. Ici, quelques peupliers gisent sur l’herbe ; là, c’est un superbe frêne, envahi par un lierre grimpant, qui a perdu sa solide assise et s’est couché vers le ruisseau.

Avec le retour des beaux jours, l’entretien des rives devrait redonner à la vallée une partie de son charme. Les pêcheurs pourront alors profiter de belles matinées au fil de l’eau, sur les traces des fameuses « demoiselles », les truites du réputé Lévejac.

À noter que, par le passé, les débordements du ruisseau ont engendré des crues aussi mémorables que destructrices. La plus importante aurait eu lieu en novembre 1907. « Des murs de jardin, un poncelet et des parapets de ponts, notamment ceux du pont situé en bas de la ville, furent emportés. Les tuyaux des fontaines furent éventrés. Les maisons de la place de l’Aire furent inondées, tandis que caves et devantures furent détruites. Les pertes furent estimées à 200 000 francs pour la commune », relatait alors L’Écho de Saint-Affrique dans son édition du 9 novembre 1907.

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