L’annonce a provoqué une onde de choc à Saint-Affrique. La publication, vendredi 16 janvier, d’une annonce légale faisant état d’une vente aux enchères publiques du matériel de l’abattoir, prévue le lundi 2 février 2026, suscite une vive réaction de la municipalité. Le maire de la commune, Sébastien David, se dit « profondément stupéfait » par cette initiative.
Dans un message adressé à la presse, l’édile affirme avoir immédiatement saisi l’avocat de la Ville, rappelant qu’une procédure judiciaire de revendication de la propriété des biens de l’abattoir est toujours en cours devant le tribunal. « Cette initiative m’interloque », écrit-il, laissant entendre que la vente annoncée serait prématurée, voire juridiquement contestable.
L’annonce légale, publiée par une étude de commissaire de justice, fait état d’une vente aux enchères sur liquidation judiciaire, portant sur l’ensemble du matériel et des équipements de l’abattoir : chaînes d’abattage bovins et ovins, machines industrielles, équipements de transformation, mais aussi mobilier et matériel de bureau. Une vente qui, si elle était menée à son terme, signerait selon le maire « l’arrêt de mort définitif de l’abattoir ».
Face à cette perspective, le ton se durcit. « Je le dis avec la plus grande fermeté : je ne laisserai pas passer cela et je ne laisserai personne nous intimider », affirme Sébastien David. Et d’aller plus loin en évoquant une mobilisation citoyenne si la situation devait se confirmer. « Si, hélas, cette vente devait être confirmée, j’invite d’ores et déjà toutes et tous à se regrouper devant l’abattoir afin de bloquer l’accès à cette vente. »
Pour la municipalité, l’enjeu dépasse largement la seule question matérielle. L’abattoir constitue un outil structurant pour la filière agricole locale, les éleveurs et l’économie du territoire. La Ville entend donc utiliser tous les recours juridiques et politiques à sa disposition pour empêcher une vente qu’elle juge illégitime et lourde de conséquences.