La conservation des zones humides est aujourd’hui une priorité mondiale. À l’heure où chaque mètre carré de marais, de tourbière ou de prairie humide compte, il n’est plus question d’en perdre — mais bien d’en restaurer et d’en recréer. Il suffit parfois de peu, en surface, pour obtenir des résultats probants.
Sur la commune d’Onet-le-Château, une zone de rétention d’eau a ainsi été aménagée afin de favoriser la filtration des eaux issues de la voirie et des parkings. Un dispositif pensé avant tout pour l’environnement… mais qui profite aussi à la biodiversité.
Preuve en est : cette semaine, les techniciens de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Aveyron ont observé la présence d’une quinzaine de bécassines des marais en halte migratoire. Le temps d’installer les filets japonais, huit individus ont pu être capturés, puis mesurés, pesés, bagués et relâchés.
Ces opérations de capture et de marquage sont essentielles pour améliorer la connaissance des déplacements migratoires de l’espèce. Elles s’inscrivent dans le cadre du programme Cynobs, porté par l’Écocontribution, l’Office Français pour la Biodiversité et la Fédération Nationale des Chasseurs.
Un bel exemple de la manière dont des aménagements techniques, conçus à l’origine pour la gestion de l’eau, peuvent aussi devenir de véritables refuges pour la faune sauvage.