Avec l’application, lors des prochaines élections municipales, de la modification du mode de scrutin issue de la loi du 21 mai 2025, les listes de candidatures devront respecter strictement la règle de la parité. Désormais, tous les conseils municipaux devront comprendre un nombre égal de femmes et d’hommes. Si une femme conduit la liste majoritaire, elles pourront être majoritaires au sein de l’exécutif ; dans le cas contraire, elles occuperont des postes à proportion égale.
L’élection des adjoints se déroulera, elle aussi, au scrutin de liste à la majorité absolue, sans panachage ni vote préférentiel, avec une composition alternée d’un candidat de chaque sexe.
Mais bien avant cette évolution législative, la commune de Saint-Rome-de-Tarn avait déjà franchi un cap important.
Dans les archives municipales, la première présence féminine au sein du conseil remonte aux élections des 12 et 19 mars 1989. Le maire sortant, Pierre Montés, conduisait alors la liste « Défense des Intérêts Communaux ». Il avait choisi d’y intégrer quatre candidates : Mmes Éliane Brengues, Dominique Fabre, Geneviève Gayraud et Évelyne Marc.
Un choix marquant dans l’histoire du conseil municipal de la patrie de Mgr Affre, jusque-là exclusivement masculin depuis sa création. Aux côtés de ces quatre nouvelles élues figuraient dix conseillers sortants ainsi qu’un nouveau venu, Bernard Martin. Une seconde liste d’opposition était également en lice, composée de Denis Monteillet, Georges Reversat et Henri Veyrac.
À l’issue du premier et unique tour de scrutin, sur 532 inscrits et 475 votants, les quatre candidates furent élues avec onze autres membres du conseil.
Le vendredi 17 mars 1989, lors de la séance d’installation du nouveau conseil municipal, elles participèrent à l’élection du maire, Pierre Montés, puis de ses trois adjoints : Pierre Abric, Charles Connes et Jean-Marie Plagnes. La réunion s’acheva par la traditionnelle photo commémorative devant la statue de Mgr Affre.
Cette entrée des femmes au conseil municipal constitua une étape importante dans l’histoire du village, illustrant, s’il en était besoin, la personnalité visionnaire de son regretté maire, Pierre Montés.
