L’association de Défense des hôpitaux et maternités de proximité en Sud-Aveyron, connue sous le nom de « Le Manifeste », a annoncé qu’elle allait réintégrer les instances de concertation de l’hôpital de Saint-Affrique. Une évolution qui intervient à la suite d’une issue jugée favorable dans le recours engagé auprès de l’Agence régionale de santé (ARS).
Dans un communiqué, signé par les deux co-présidents Bernard Boullot et Rose Combes, l’association indique que son recours, reçu le 24 décembre 2025 par la direction de l’ARS, n’a fait l’objet d’aucun rejet de la part du directeur de l’époque. Elle estime ainsi se trouver dans une situation d’« accord implicite », en application de l’article L231-1 et de l’ordonnance du 23 octobre 2015. Selon Le Manifeste, cette situation lui permet de retrouver sa place au sein des instances de concertation de l’établissement hospitalier saint-affricain.
Dans le même temps, le départ du directeur de l’ARS conduit l’association à solliciter une audience auprès de la nouvelle direction, dès sa prise de fonctions. Le Manifeste dit avoir adressé un courrier en ce sens afin d’obtenir une rencontre sur plusieurs dossiers qu’il juge urgents pour l’avenir de l’offre de soins en Sud-Aveyron.
Parmi les points soulevés figure d’abord la poursuite des engagements pris concernant le maintien des services existants dans les hôpitaux du Sud-Aveyron, au moins jusqu’à l’ouverture du futur bâtiment commun.
L’association appelle aussi à la mise en œuvre de moyens pérennes pour garantir l’avenir du secteur 5 de la psychiatrie en Sud-Aveyron. Elle souligne que le recours à des médecins intérimaires, organisé dans l’urgence pour répondre à une situation ancienne, représente selon elle un coût élevé et reste une solution fragile.
Autre sujet mis en avant : le développement de l’imagerie interventionnelle à Saint-Affrique, dont Le Manifeste demande le déblocage. L’association souhaite également obtenir de l’ARS un engagement pour préserver à l’hôpital un exercice médical identique à celui d’aujourd’hui, sans dépassement d’honoraires.
Enfin, Le Manifeste demande une amélioration des conditions d’information et de consultation de la population du Sud-Aveyron autour du projet d’hôpital commun. L’association insiste notamment sur la nécessité de prendre en compte la proximité comme un facteur essentiel de la qualité, de l’accessibilité des soins et du droit à la santé.