Enlèvement en Aveyron : les deux femmes retrouvées mortes au Portugal

La mère de famille de 40 ans et la nouvelle compagne de Cédric Prizzon ont été découvertes sans vie ce mercredi 25 mars au Portugal. Le suspect de 42 ans avait été arrêté la veille à Mêda avec ses deux enfants, sains et saufs. L'affaire prend une tournure tragique et définitive.

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Le pire était à craindre. Il s’est confirmé. Les deux femmes portées disparues depuis vendredi 20 mars dans l’Aveyron ont été retrouvées mortes au Portugal ce mercredi 25 mars, selon des informations rapportées par BFMTV de source proche du dossier. Celle que l’enquête cherchait à protéger, et celle dont on ignorait jusqu’à l’existence dans ce dossier, n’ont pas survécu.

Deux victimes, un même homme

Les deux femmes retrouvées sans vie présentaient des profils distincts mais un point commun funeste : elles étaient toutes deux liées sentimentalement à Cédric Prizzon, le principal mis en cause dans cette affaire. L’une, âgée de 40 ans et domiciliée à Vailhourles, en Aveyron, était son ex-compagne, et la mère de son fils de 12 ans. L’autre était sa compagne actuelle, avec qui il avait eu une fillette d’environ un an et demi.

C’est la disparition de la première, signalée en même temps que celle de son fils, qui avait déclenché l’alerte le vendredi 20 mars au matin. L’existence de la seconde victime, elle aussi portée disparue, avait émergé au fil des investigations, lorsque les enquêteurs avaient reconstitué le scénario probable d’une fuite organisée vers l’étranger.

Les enfants épargnés, leurs mères assassinées

La veille, mardi 24 mars au soir, les autorités portugaises avaient interpellé Cédric Prizzon dans la ville de Mêda, au nord-est du Portugal. À ses côtés se trouvaient ses deux enfants (le garçon de 12 ans et la fillette d’un an et demi), tous deux sains et saufs. Une lueur dans un dossier qui vire au drame absolu.

Car si les enfants ont été retrouvés vivants, leurs mères, elles, ne l’ont pas été. Les corps des deux femmes ont été découverts ce mercredi sur le sol portugais, au terme des recherches menées conjointement par les enquêteurs français et leurs homologues portugais, dans le cadre de l’entraide judiciaire européenne en matière pénale.

Une instruction ouverte à Montpellier

Sur le plan judiciaire, une information judiciaire avait été ouverte dès le 23 mars par le parquet du tribunal judiciaire de Montpellier, pôle de l’instruction, après dessaisissement du parquet de Rodez. Deux magistrats instructeurs montpelliérains co-saisis du dossier supervisent l’ensemble des investigations, menées par la section de recherches de Toulouse.

L’enquête, ouverte initialement pour enlèvement et séquestration de plusieurs personnes, devra désormais intégrer ces deux décès et en établir les circonstances précises. La qualification des faits est appelée à évoluer.