L’histoire commence dans le silence de la nuit ruthénoise, interrompu par la stridente sonnerie d’une alarme de sécurité. En début de semaine, les policiers de Rodez sont dépêchés en urgence dans un commerce du centre-ville. Sur place, l’intervention est rapide et efficace.
À l’intérieur de la boutique, les forces de l’ordre tombent nez à nez avec un individu prêt à tout pour ne pas être reconnu : cagoulé, ganté et déjà en possession de plusieurs articles dérobés dans les rayons. L’homme est immédiatement interpellé et placé en garde à vue au commissariat.
Le fil d’Ariane des perquisitions
Mais l’enquête ne s’arrête pas à cette arrestation en flagrant délit. Les investigations menées par les policiers vont rapidement démontrer que le suspect n’en était pas à son coup d’essai. La perquisition menée à son domicile a permis de mettre la main sur d’autres objets volés par effraction, provenant cette fois d’un autre commerce du cœur de ville ruthénois.
C’est toutefois une autre découverte qui va alourdir considérablement le dossier. En fouillant l’appartement, les enquêteurs tombent sur un stock de produits stupéfiants : 100 g de résine de cannabis ; 20 g d’ecstasy ; 4 g d’herbe de cannabis ; une somme de 100 € en espèces.
Face aux preuves accumulées, le mis en cause a fini par passer aux aveux. Il a reconnu devant les policiers être impliqué dans un trafic local de stupéfiants depuis plusieurs mois. Son mode opératoire ? Les réseaux sociaux, qu’il utilisait comme vitrine pour écouler sa marchandise auprès d’une clientèle locale.
Huit mois de prison avec sursis
Présenté devant la justice dans la foulée de sa garde à vue, l’homme a été jugé pour l’ensemble de ses activités illicites : les vols par effraction et le trafic de drogue. Le tribunal l’a condamné à une peine de 8 mois d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire de 2 ans. Une condamnation qui servira d’avertissement sérieux pour celui qui pensait pouvoir passer entre les mailles du filet sous sa cagoule.