Saint-Rome-de-Tarn. Les « cornards », victimes malgré eux de leur succès ?

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Le programme à la fois complet, varié et surtout multigénérationnel de ce millésime 2026 des fêtes de Saint-Rome-de-Tarn a largement tenu ses promesses, porté par un généreux soleil estival. Et ce durant quatre jours, une véritable « chance de cocu », comme le soulignait avec malice l’un des observateurs du Terral.

Véritable temps fort de ces festivités, les « cornards » ont une nouvelle fois attiré la foule, entre le jugement traditionnel et le repas dansant de clôture, organisé avec l’implication conjointe de l’association de la Cornaillerie et du comité des fêtes.

Pour cette nouvelle édition, annoncée sous le millésime incertain de 338, rappelons que cette tradition a connu plusieurs interruptions au fil de son histoire, dont les principales pendant les sombres années des conflits mondiaux.

Ce lundi 6 avril, la foule était encore nombreuse du côté des prévenus. Dans son fastueux costume de cérémonie, le président Didier Fraysse confiait avant l’ouverture de la session : « Nous avons dû en sélectionner cinq, afin de préserver la santé des bourreaux… et la nôtre aussi ! »

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Là encore, le tribunal mobile affichait complet, ce qui a repoussé d’autant les jugements et l’exécution des peines.

À noter également que, pour le repas dansant de clôture du lundi, dont les billets devaient en principe être mis en vente à 15h30 lors du thé dansant le jour même, il n’y avait déjà plus de places disponibles. Entre la rapidité des réservations et le nombre limité de couverts, de nombreux festaïres ont ainsi été privés de ce rendez-vous traditionnel.

Dommage. Serait-ce là la rançon du succès des « cornards » ?