Les déserts médicaux sont une préoccupation constante des élus locaux et c’est un sujet qui mobilise pleinement le Sénat. L’Aveyron compte 103 officines réparties dans 65 communes dont une cinquantaine n’ont qu’une seule pharmacie. Le constat s’impose depuis longtemps : les pharmacies en milieu rural sont des piliers du maillage territorial de santé aux côtés des praticiens, avec lesquels elles travaillent en étroite concertation au service des patients. Les pharmacies prennent une part indéniable dans l’accès au soin.
Or, ces dernières semaines, les pharmaciens expriment leur colère et leur inquiétude légitimes depuis qu’ils ont découvert l’arrêté réduisant les remises sur les médicaments génériques. La mise en œuvre va en effet fragiliser l’équilibre économiques des petites structures de proximité qui sont le modèle dominant dans le département.
A l’écoute de la profession, le sénateur Jean-Claude Anglars échange avec leurs représentants et, récemment, il a rencontré Philippe Calmels, le président du syndicat des pharmaciens de l’Aveyron FSPF – Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France.
Se voulant optimiste, le sénateur était porteur d’un message de soutien fort : « Je suis conscient que l’arrêté ministériel est une remise en cause de l’équilibre de rémunération des petites officines. La menace, c’est la multiplication des faillites et des fermetures s’il s’applique. Je partage la crainte d’une dégradation de l’accès aux soins. Parce que le pharmacien en milieu rural est un « urgentiste » du quotidien, je plaide pour que le prochain gouvernement retire cet arrêté : c’est un acte de bon sens pour nos territoires et de soutien aux professionnels essentiels, un acte fort que nous devons obtenir de manière inconditionnelle. »
