Bosch Onet-le-Château : le site s’ouvre à d’autres industriels pour préparer l’après-diesel

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Alors que les effectifs de l’usine aveyronnaise continueront de fondre d’ici 2030, l’État et le groupe allemand actent une nouvelle stratégie : la « redynamisation industrielle ». Faute de diversification interne immédiate vers l’aéronautique, l’objectif est désormais d’attirer de nouvelles entreprises sur le foncier disponible.

C’est un tournant stratégique qui a été confirmé ce dimanche 26 janvier à Rodez. Réunis par la préfète de l’Aveyron, les membres du comité de suivi du site Bosch d’Onet-le-Château, incluant syndicats, élus locaux et Gaëtan Rudant, délégué interministériel aux restructurations, ont validé le lancement d’une phase de « redynamisation industrielle ».

Derrière ce terme technique se cache une réalité pragmatique : l’usine est trop grande pour les activités futures de Bosch. La démarche vise donc à « valoriser le foncier disponible et les bâtiments non utilisés » pour y installer de nouvelles entreprises industrielles créatrices d’emploi.

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La fin des injecteurs diesel confirmée

Cette décision intervient dans un climat morose pour l’industrie automobile européenne. Le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), récemment homologué par l’État, entérine une réduction des effectifs à l’horizon 2030. La direction a confirmé l’arrêt progressif, déjà prévu depuis 2021, de la production historique de buses d’injecteurs diesel.

Pour compenser partiellement cette perte, Bosch implantera deux lignes de production de capteurs à partir de 2027 . Si cette mesure permettra de « préserver plusieurs dizaines d’emplois », elle ne suffira pas à maintenir l’activité actuelle . La préfecture insiste toutefois sur le fait qu’il n’y aura pas de départs contraints : les salariés pourront s’appuyer sur des aides à la formation, à la création d’entreprise ou des mesures de départ anticipé à la retraite.

L’aéronautique se fait attendre

Un autre espoir a été, pour l’heure, douché. Les travaux menés avec la Direction générale de l’armement (DGA) et les donneurs d’ordres de l’aéronautique pour diversifier l’activité du site n’ont pas abouti à des « opportunités à court terme ». Si la préfète a demandé à Bosch de maintenir une « veille active » sur ce dossier, l’urgence est désormais ailleurs.

Une « équipe projet » dès les prochaines semaines

Pour l’État et les collectivités, la priorité est maintenant la chasse aux investisseurs externes. Une première réunion technique aura lieu dans les semaines à venir pour constituer une équipe projet et lancer la prospection. Cette opération sera pilotée au niveau local mais bénéficiera d’un appui national.

Un nouveau point d’étape est d’ores et déjà fixé au mois de juin pour mesurer l’avancement de ce chantier vital pour le bassin d’emploi du Grand Rodez.