Le tribunal judiciaire de Rodez a rendu son verdict la semaine dernière dans une affaire d’escroquerie qui a fait plusieurs victimes en Aveyron. Le gérant d’une société spécialisée dans la vente de véhicules importés, principalement en provenance des États-Unis, était poursuivi pour escroquerie, faux et usage de faux.
L’affaire est l’aboutissement d’une enquête menée durant plusieurs semaines par les enquêteurs du commissariat de Decazeville, à la suite de plaintes déposées par des clients lésés. Ces derniers avaient cru acquérir des véhicules américains en règle, avant de se heurter à une réalité bien différente.
Au fil de minutieuses investigations, les policiers ont mis en évidence un système de manœuvres frauduleuses. Selon les éléments de l’enquête, le gérant utilisait de faux documents pour vendre des véhicules importés qui ne respectaient pas les normes exigées pour une homologation en France. Résultat : une fois la vente conclue, les clients se retrouvaient dans l’impossibilité de faire immatriculer leur voiture, rendant leur acquisition inutilisable sur le territoire français.
Face aux juges, les faits ont été reconnus comme constitutifs d’escroquerie caractérisée. Le tribunal a condamné le prévenu à quatre mois de prison avec sursis, assortis d’une interdiction d’exercer la profession de vendeur automobile pendant cinq ans.
Une sanction destinée à prévenir toute récidive, dans un secteur où les transactions coûteuses et la technicité des procédures d’homologation peuvent exposer les acheteurs à de lourdes déconvenues.
