Le lycée Monteil dit non à la récupération des moyens et à la dégradation des conditions d’apprentissage des élèves et de travail pour les enseignants !
Chaque année entre les mois de janvier et février, les établissements du second degré prennent connaissance des prévisions d’effectifs et des moyens attribués par le rectorat, la dotation horaire globale (DHG), pour assurer les enseignements l’année scolaire suivante.
Une dotation dégradée dans le cadre d’un budget d’austérité
Au lycée général et technologique Monteil, c’est avec stupeur et consternation que les personnels ont découvert que le rectorat de Toulouse avait amputé leur enveloppe d’une centaine d’heures par rapport à 2025-2026, et ce en dépit d’une quasi stabilité des effectifs. Il s’agit, dans de telles conditions, d’une baisse sans précédent !
Le message envoyé par l’institution est aussi clair que déplorable : assurer, en 2026-2027, les mêmes missions, mais avec beaucoup moins de moyens !
Des conséquences particulièrement lourdes et inacceptables pour notre lycée
La consternation laisse place à la colère alors que se matérialisent les effets concrets, humains et professionnels, de cette décision du rectorat : suppression de plusieurs postes de collègues parfois investis de longue date dans l’établissement, précarisation de leur situation dans un contexte général de réduction d’emplois dans les collèges du département, importante dégradation des conditions pédagogiques offertes aux élèves et aux enseignant.es lors de la prochaine rentrée scolaire…
L’inspection d’académie et le rectorat de Toulouse doivent revoir leur copie !
Les enseignants du LGT Monteil estiment que la centaine d’heures brutalement retirée par le rectorat est indispensable au bon fonctionnement de leur établissement et à l’accompagnement efficace des élèves au service de leur réussite.
Ils demandent, à travers leurs représentants au CA et avec le soutien de la section syndicale du SNES-FSU, que ces moyens leur soient restitués, tout simplement pour répondre aux besoins.
Ils refusent ainsi que soient sacrifiés :
- les heures attribuées à l’accompagnement personnel et à l’orientation
- les groupes à effectifs réduits / dédoublements qui permettent des activités pédagogiques difficiles à mener dans des classes à 35
- des enseignements de spécialité
Pour faire entendre leurs revendications légitimes, ils appellent les personnels à se rassembler devant l’établissement le lundi 9 mars, jour de la rentrée des vacances d’hiver, puis à se réunir pour envisager les suites et les formes de la mobilisation.
Pour les personnels, la section SNES-FSU du lycée Monteil de Rodez
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