Saint-Rome-de-Tarn. Pour Didier Fraysse et Francis Mancino, c’était la dernière séance

Publiée le 24 février, l’annonce de la réunion du conseil municipal prévue ce lundi 2 mars à 20h30 prenait, pour certaines conseillères et certains conseillers, une résonance particulière. Didier Fraysse et Francis Mancino siégeaient en effet pour la dernière fois à la table du conseil, tous deux ayant décidé de mettre un terme à leur engagement municipal. Et quels engagements ! Quelques minutes avant l’ouverture de la séance, rencontre avec les deux élus.

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Pour Didier Fraysse, né en 1956, tout commence en 2014. À l’heure de la retraite et de son retour dans la patrie de Mgr Affre, il rejoint, à la demande du regretté Marcel Calmels, la liste municipale. Un engagement qui s’inscrit dans une véritable tradition familiale. Son grand-père maternel, Joseph Bertrand, l’un des premiers sapeurs-pompiers bénévoles de la commune, avait accompli trois mandats, en 1947, 1953 et 1959. Lors du deuxième, il avait recueilli 373 voix, soit 73 % des suffrages exprimés. Son père, André Fraysse, avait quant à lui effectué quatre mandats : 1965, 1971, 1977 et 1983.

Pour Didier Fraysse, qui entre dans sa 70e année, deux mandats auront suffi. Heureux grand-père de trois petits-fils, il partage aujourd’hui son temps entre Saint-Rome et Le Clapas, où il conserve quelques activités. Parmi les nombreuses réalisations auxquelles il a participé, c’est avec une émotion particulière qu’il évoque l’inauguration de la nouvelle caserne des pompiers. Un équipement qui vient couronner l’engagement de générations de bénévoles au service de toutes et tous.

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Que de chemin parcouru depuis le 2 février 1947, date à laquelle le conseil municipal présentait le projet et la candidature des 16 premiers volontaires, placés sous le commandement du sous-lieutenant Auguste Durand. Au fil du temps, les investissements financiers, l’arrivée de nouveaux volontaires et l’engagement des chefs de corps successifs ont permis de bâtir un centre exemplaire.

Pour Francis Mancino, né à Sète en 1947 et marié à une Saint-Romaine, le parcours fut différent, mais l’esprit de service tout aussi fort. C’est dans le Jura, au plus près des éleveurs et des skieurs, qu’il effectuera sa carrière dans les douanes. Lui aussi, au moment de la retraite, choisira de s’engager au service du village. Conseiller municipal dès 2008, puis adjoint de Marcel Calmels, et aujourd’hui premier adjoint de Jacques Arlés, il a décidé de ranger son écharpe.

D’un naturel taiseux, Francis Mancino n’est pas homme à multiplier les grands discours. Déjà, durant sa vie active, il s’investissait dans les associations de loisirs de montagne. À la retraite, il s’est encore davantage consacré à l’action municipale. Un engagement sans compter, occupant largement ses journées, ses soirées et ses week-ends, dans un quotidien entièrement tourné vers le service de la collectivité, dans de nombreux domaines. Combien de fois a-t-on entendu : « Il faut voir avec Francis » ou « Il faut en parler à Francis » ? Avec son départ, la municipalité ne perd-elle pas en quelque sorte son « couteau suisse » ?

Tous deux seront présents lors de la réunion publique prévue ce vendredi 6 mars à 20h30, à la salle des fêtes Édouard-Galy. Jacques Arlés y présentera la nouvelle liste, dressera un bilan du mandat écoulé et exposera les grandes lignes du futur programme : maîtrise du budget, urbanisme, lien social, services de proximité, actions culturelles et valorisation du patrimoine historique, dans une démarche apolitique.

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