C’est un signalement d’un membre de la famille qui a déclenché l’alerte vendredi matin. Depuis, soixante gendarmes sont déployés sur le terrain pour retrouver les quatre disparus. Une enquête judiciaire a été ouverte dès le premier jour pour « enlèvement et séquestration de plusieurs personnes », a confirmé dimanche le procureur de la République de Rodez, Nicolas Rigot-Muller.
Des moyens considérables mobilisés
La direction de l’enquête a été confiée à la section de recherches de Toulouse, appuyée par les brigades de l’Aveyron. Sur le terrain, drones thermiques, hélicoptère, équipes cynophiles et plongeurs ont été déployés, tandis que des contrôles routiers sont effectués dans la région. Des techniciens en identification criminelle ont également été dépêchés sur les lieux. Le laboratoire scientifique de Toulouse a par ailleurs été sollicité pour des analyses génétiques en urgence. L’Unité nationale Cyber (UNCYBER) mène en parallèle des investigations numériques.
À ce stade, aucune interpellation n’a eu lieu.
Un passif judiciaire chargé
Cédric Prizzon n’est pas inconnu de la justice. Le procureur Rigot-Muller a rappelé qu’il avait déjà été condamné pour non-représentation d’enfant et harcèlement sur ex-conjoint. En 2021, il avait emmené son fils en Espagne pendant plus de deux mois, donnant lieu à une première procédure. Sa compagne actuelle, elle aussi introuvable, avait à l’époque facilité cette soustraction, pour laquelle une condamnation avait été prononcée en 2022.
Militant depuis plusieurs années pour obtenir la garde de son fils, il s’était rendu visible par des actions publiques : grève de la faim devant le tribunal de Rodez, manifestations devant l’hôtel de ville de Villefranche-de-Rouergue, selon Centre Presse Aveyron.
Quant au rôle de sa compagne actuelle dans les faits, le parquet reste prudent : « Nous ignorons la participation éventuelle de sa compagne actuelle dans les faits reprochés », a indiqué le procureur Rigot-Muller à TF1info.
Les auditions de proches se poursuivent ce week-end.
